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Le consentement : sa mise en pratique dans nos vies amoureuses.

Aujourd’hui, les choses changent très vite : la société ces dernières années légifère, pose les limites, communique et le progrès est immense. Alors Love Intelligence® vous aide à comprendre ce que, dans la pratique, « donner ou ne pas donner son consentement » veut dire car, dans nos accompagnements ou via Fantastic Couple, on distingue encore un problème de savoir-faire, de savoir-dire : les limites ne sont pas faciles à poser !

Jusqu’où peut-on parler de consentement valide ? Comment bien s’écouter ? À partir de quel moment peut-on supposer qu’une personne est consentante ?

Nous revenons de très loin : le consentement au 19e.

Au 19e, un homme qui était accusé de viol devait prouver devant la justice que la femme qui l’accusait était mythomane, qu’elle cherchait à assouvir ses désirs de vengeance ou qu’elle tentait, à travers cette plainte, à bénéficier d’un intérêt financier. Les femmes rencontraient des difficultés à prouver le viol, en tant qu’il s’agissait d’un outrage public à la pudeur, et que le système patriarcal très ancré de l’époque donnait à la parole féminine, une valeur moindre que celle de l’homme.

La question du consentement est récente.

Au 19e avec l’apparition du Code Napoléon sur le couple et la famille, l’homme était investi de pouvoirs sexuels sur sa femme « quand et comment bon lui semblait » : elle était sa propriété et le propos ne tournait pas autour du consentement puisque le viol conjugal n’était pas considéré comme tel. Aujourd’hui, les moeurs ont évolué, et l’absence de consentement dans une relation sexuelle est punie par la loi.

L’absence de consentement est punie par la loi aujourd’hui.

Aujourd’hui, on parle de consentement à partir de l’âge de 12 ans : un enfant de moins de 12 ans ne peut pas donner de consentement valide, et dans ce cas on parle d’acte pédophile sur une personne non consentante.

Souillure et culpabilité.

La démocratisation du consentement a fait naître chez certaines femmes un sentiment amer de certaines expériences passées. Un sentiment de souillure, de culpabilité liée au fait qu’elles avaient pu se sentir abusées, en ayant partiellement consenti à un rapport sexuel alors même que leur désir était ailleurs. Une relation sexuelle non consentie génère l’impression de se sentir salie dans son essence même.

Consentement et société très libre sexuellement.

Nous traversons une époque où la sexualité devient de moins en moins tabou. En effet, la sexualité s’est peu à peu démocratisée et les mouvements féministes contemporains ont mis en avant l’importance de la libération sexuelle chez les femmes, trop longtemps soumises à une société patriarcale. Pour autant, cette libération des discours sur la vie sexuelle des femmes peut mettre à mal la question du consentement dans le sens où cette liberté récemment gagnée peut potentiellement inciter à vouloir oser, à vouloir aller plus loin que nos ressentis, nos blocages, et à ne plus s’autoriser à dire non.

Éduquer pour responsabiliser.

Il nous paraît essentiel qu’une éducation affective puisse être fournie aux jeunes de sorte à poser la question des limites du consentement, la question du désir de l’autre, et du respect de son intégrité et de ses choix. Au-delà d’un débat tourné exclusivement sur les rapports sexuels, cette démarche éducative englobe ainsi l’éducation à la responsabilité, l’acception de l’autre et de ses différences, l’inculcation des valeurs sociétales (respect de l’autre, des différences, solidarité…) dans une dynamique humaniste.

Education civique

Cette éducation civique a avant tout pour but d’informer, d’élever les consciences sur les questions relatives au consentement, au respect, et de favoriser les échanges avec les intervenants qui cherchent à engager les prises de paroles et les débats pour que des réflexions d’abord individuelles puissent être amenées dans le champ du collectif et soient discutées entre tous.

Amener les jeunes à se détacher des idées reçues concernant la nécessité de se donner à l’autre dans une société consumériste comme celle qu’est la nôtre, est un point essentiel à aborder pour que les rapports sexuels soient libres et consentis. Plus on est éduqué sur la question, plus on se sent libres de nos choix ne cessons-nous de répéter au sein de Love Intelligence.

Lire la suite de l’article :

  1. S’écouter et se faire confiance avant de se donner à l’autre, ça veut dire quoi exactement ?
  2. Dire oui ou non ?
  3. Le consentement en couple.
  4. Que dire à l'homme ?
  5. Les plus jeunes : comment gérer cette notion de consentement.
  6. Les 3 critères pour dire OUI, et vous aider à vous sentir prête :
  7. Les erreurs à éviter.
  8. Comment communiquer à ce sujet ?
  9. Le consentement aux USA : 4 ans de plus qu’en France tant les victimes d’agression sont fortes dans les campus.
  10. La culture du viol chez les jeunes aux USA.
  11. Le consentement à la française, tout un art délicat.


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