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Trouver l’amour épanoui après l’inceste ou des violences ou agressions sexuelles.

Notre objectif ici est ambitieux car nous souhaitons aider les personnes victimes d’inceste ou de violences sexuelles en délivrant notre feuille de route pour faire avancer leur vie amoureuse, la rendre constructive et épanouissante.

Nous avons accompagné en coaching tant et tant de femmes victimes d’inceste ou violences sexuelles et qui veulent TOURNER la PAGE de l’IINCIDENCE de ces abus sur leur vie affective. Elles sont déterminées, volontaires, pugnaces pour mettre fin aux relations sans issue, qui font mal, sont destructrices, ou au contraire, à leur posture de retrait : elles sont là mais ne sont pas là. Elles ne disent jamais vraiment OUI à l’amour.

Notre feuille de route est dessinée par nos années d’accompagnement sur la question.

Commençons par les données : Quelques chiffres.

Fin 2020, on comptait 6,7 millions de français victimes d’incestes (78% de femmes) soit 10% de la population française. C’est-à-dire que dans une classe de 30 élèves, 3 d’entre eux sont potentiellement victimes d’inceste. C’est un chiffre que l’on peut transposer dans différents environnements et milieux sociaux confondus autour de soi. Et 15 % des femmes subissent des violences sexuelles, selon l’ONDRP (11% en moyenne en Europe).

Les conséquences psychologiques

Comme tout traumatisme, l’inceste possède son lot de conséquences aussi bien physiques que psychologiques. On peut notamment citer :

  • L’amnésie.
  • Les troubles du sommeil.
  • L’anxiété.
  • La dépression.
  • Les idées suicidaires.
  • La perte d’estime de soi.
  • Les phobies.

Les conséquences physiques

Parmi ces dernières, on compte :

  • Les migraines.
  • Les troubles gastro-intestinaux.
  • Les douleurs chroniques en tout genre dont la fatigue.
  • Les affections dermatologiques.
  • Les pathologies de l’appareil uro-génital.

Elles sont le résultat d’un phénomène appelé la somatisation où la souffrance intra-psychique est exprimée par le corps par le biais de douleurs. Pour guérir de ces affections physiques, il faut traiter le psychologique car les deux vont de pair.

Suis-je fait(e) pour l’amour ?

L’inceste blesse profondément une personne car il touche particulièrement à l’amour-propre. C’est un traumatisme provoquant un sentiment de vide intérieur, de douleur profonde et continuelle, de souillure ainsi que d’humiliation. Se défaire de tous ces sentiments n’est pas une mince affaire. Dans ce contexte, il est normal de se demander si on est réellement fait pour l’amour et la réponse à cette question peut être “non” pendant un certain temps” mais nous avons tellement souvent constaté au sein de Love Intelligence que notre nature profonde (celle de nous lier amoureusement à un autre) reprend toujours le dessus : nous trouvons le plus souvent une issue pour nous réparer dans un nouveau lien d’amour cette fois ci sécurisant.

Voici donc les quelques mots les plus importants de cet article que l’on répète ici volontairement : nous réparer dans un nouveau lien d’amour cette fois ci sécurisant.

La bonne nouvelle :

En effet, les personnes victimes d’inceste pourraient être amenées à penser que leur passé traumatique les disqualifient de toute possibilité de connaître l’amour de manière saine. Or, l’être humain est social et relationnel, cela participe à son épanouissement ainsi qu’à son bien-être. De plus, l’amour est incontournable pour grandir. Il doit constituer une part prépondérante de nos interactions. Les études montrant les effets de la privation d’amour et de soin chez l’humain sont légion. Pour ne citer que quelques effets, on peut passer de la dépression au refus de s’alimenter et, pour les cas les plus graves, cela peut même mener à la mort.

Ainsi, les victimes d’incestes ne dérogent pas à cette règle. Elles ne sont pas faites pour rester en isolement, coupées du monde et sur le qui-vive mais elles sont faites pour aimer et être aimées en retour. Avec leur passé extrêmement douloureux, elles vont devoir y aller pas à pas et rester vigilante sur un axe : celui de leur choix de partenaire, : un être compréhensif, bon, qui est à même de leur créer un cocon rassurant pour s’y épanouir. C’est ainsi qu’elles peuvent envisager de construire une existence où le lien avec les autres est maintenu et corrigé.

En finir avec les comportements amoureux récurrents après un passé incestueux.

Love Intelligence a accompagné sur la voie de l’amour de nombreuses personnes victimes d’inceste, des femmes principalement. Elles ne se présentent jamais de manière transparente sur cette question de prime abord, mais en creusant et par l’échange en confiance, on découvre leur histoire. La plupart ont suivi une thérapie qui les a aidées à prendre du recul et soigner leur blessure mais, en amour, elles ne comprennent pas pourquoi elles ne parviennent pas à construire une relation épanouissante.

Voici les quatre comportements amoureux peu constructifs qu’on amène à faire abandonner :

1/ Se souiller sans s’accorder de valeur dans les bras d’une ou plusieurs personnes dont on sait qu’elles sont attirées mais qu’elles ne nous aiment pas. Se comporter de telle sorte à, finalement, se sentir utilisé(e).

2/ Ne pas croire qu’on est capable d’être l’unique pour quelqu’un.

3/ Créer une relation épanouissante dans les tous 1ers temps mais dès que le partenaire n’est pas là où il est attendu (il a une remarque agréable sur une autre femme, il part en we avec un copain, il s’occupe trop à son goût des enfants de son 1er mariage, il n’est très pas disponible..), la personne va se sentir en insécurité et elle ne saura pas très bien gérer ce passage qui est, pour tout le monde, délicat. La personne victime d’inceste panique ou sort ses griffes pour que la relation arrête de la blesser ainsi. Le partenaire ne vas pas se sentir libre dans ce lien et finira par le rompre.

4/ Ce dernier cas est moins fréquent : dès que la personne se retrouve face à un homme ou une femme qui semble lui montrer un intérêt, une attention qui se transforme en une affection particulière, cela provoque des réactions pouvant être violentes comme :

  1. Le retrait (disparaître du jour au lendemain sans donner de raison par exemple).
  2. Le rejet (dire ou faire certaines choses afin de susciter de la répulsion chez l’autre pour ne plus qu’il ou elle s’approche).
  3. Le fait de ne plus accorder de valeur à la personne qui nous en accorde.

Deux approches pour guérir et aimer.

La bonne nouvelle est que toute blessure se soigne, qu’elle soit physique ou psychologique. Ici, chez Love Intelligence, on soigne ce problème dans le lien à l’autre. Car les personnes qui viennent nous voir sont en demande d’une relation et ne veulent plus être isolées affectivement ou ne pas être traitées à la hauteur du respect qui leur est dû.

Il y donc a 2 approches, parfois menées en parallèle : une approche où l’on se répare dans le lien. Ou une approche plus psy où on s’occupe d’abord de soi, sans se lier amoureusement. Notre approche consiste à se réparer dans le lien :

1/ Une approche de réparation dans le lien à l’autre.

Si on ne passe pas par cette étape (des séances chez le psychologue !), ou si on l’a déjà fait mais qu’on veut maintenant prendre à bras le corps sa vie amoureuse, il faut comprendre comment peut-on, soi-même, réparer sa plaie (ou continuer à réparer sa plaie), et il faut se poser les bonnes questions :

  • En suis-je capable seul(e) ? (mais oui, vous l’êtes ! mais lisez bien ce qui suit)
  • Puis je choisir un(e) amoureux(se) bienveillant, ancré, responsable ? Et lui confier, quand je serai en confiance, mon histoire, et faire confiance en l’amour ? Faire confiance au pouvoir réparateur d’aimer et d’être aimé. Choisir cette stratégie, c’est accepter que cette parenthèse de l’incidence de l’inceste sur moi-même peut être refermée et alors, je peux m’ouvrir à l’amour en confiance et ne pas projeter sur mon partenaire ou les hommes mes peurs, ma colère ou mon dégoût, ou me dévaloriser régulièrement.
  • Quand je débute une relation, je dois observer mon comportement et voir si je saborde ma relation. Si je saborde ma relation, ce n’est pas grave, c’est normal, je suis juste en train d’apprendre, je dois m’auto corriger, prendre du recul et adopter le bon discernement pour ne pas adopter un comportement étouffant, ou, au contraire, de retrait.
  • Nous l’observons souvent dans nos accompagnements, les femmes dont on parle ici sont très volontaires pour réussir enfin une relation amoureuse, mais elles doivent être doublement vigilante : 1/ dans leur choix de partenaire 2/ à laisser de l’air à la relation ou à toujours se mettre sur un pied d’égalité avec l’autre.
  • Apprendre dans la relation est selon notre expérience d’accompagnement chez Love Intelligence ce qui est le plus efficace car à trop travailler sur soi en thérapie, on s’éloigne de la pratique amoureuse et l’on en a peur, on la redoute, on adopte une posture de méfiance et on se comprend pas pourquoi nos relations ne fonctionnent pas.
  • S’isoler, être dans l’introspection finit par nous faire croire qu’on peut être heureux seul, sans amour, et finalement on fait le constat que ce n’est plus ce que l’on souhaite et que l’on a trop attendu et que la souffrance du manque d’amour n’est plus acceptable. Or, le but à atteindre est une existence épanouie, la plus heureuse possible dans un lien d’amour qui nous fait grandir. Alors, il faut avancer pas à pas vers la relation que l’on souhaite.

Une fois qu’une relation se dessine avec des contours sécurisants, on va reconstruire ce qui a été brisé pour ensuite laisser la cicatrisation opérer car l’on se sent aimée.

Les mécanismes de défense suite à l’inceste :

Lorsqu’on est victime d’inceste on peut avoir deux groupes de mécanismes de défense :

  1. Se refermer sur soi-même, comme dans une coquille pour se protéger du monde extérieur et de ses attaques. Cela implique le manque de liens avec les individus. On se « protège trop » et on passe 15 ou 20 ans sans aucune relation construite par crainte et par méfiance.
  2. La tendance inverse : on s’expose, on se souille sans le savoir, on accepte des hommes ou des femmes déjà pris(es) ou dont on accepte de ne pas être la priorité.

Ce sont les deux erreurs les plus souvent commises. Elles ont des sources communes :

  • Le manque de confiance en soi.
  • Le manque de repères.
  • Mais surtout la croyance que c’est ainsi, immuable et que nous ne sommes pas capables d’être aimé(e)s.

Lorsque le Moi a été atteint, il met en place des mécanismes de protection pour ne plus que cela se reproduise. Lorsque ces mécanismes perdurent, ils constituent un frein pour l’épanouissement de la personne car elle se retrouve dans un cercle vicieux. Notre métier est d’amener la personne à s’extraire dans un mode opératoire d’ouverture à l’autre en se sentant en sécurité, guidé. Et il est heureux de voir un homme, une femme qui s’est renfermé trop longtemps, a souffert de solitude, ou de trahisons à répétition, enfin reprendre le chemin d’un lien SAIN à l’autre, un lien qui grandit, dans le respect de soi.

L’acceptation de soi et la redéfinition de l’identité.

Il y a plusieurs étapes à aborder :

  1. Il faudrait ne pas construire l’identité et la personnalité autour de ce traumatisme. Cela aussi constitue une erreur très fréquente et elle sous-entend qu’en dehors du traumatisme, la personne n’existe pas mais c’est faux. Un traumatisme fait partie de l’histoire personnelle mais en aucun cas il ne définit l’individu. Vouloir que ces épisodes d’incestes n’est plus d’influence sur votre vie amoureuse actuelle est possible dès lors qu’on refait confiance et qu’on voit en soi toute la beauté de l’entièreté de sa personnalité. Le fait qu’une personne soit victime d’inceste n’enlève pas sa personnalité qui lui est propre ni ses qualités et ses capacités. Sa sensibilité est par ailleurs plus riche.
  2. Comprendre que la vulnérabilité que l’on peut éprouver sur ce sujet constitue une merveille de sensibilité dans la personnalité et non pas un handicap qu’il faut cacher. Être vulnérable n’est pas un défaut mais justement un outil pour créer du lien, approcher l’autre, à condition qu’elle soit bien utilisée. Ce ne sont pas toutes les personnes extérieures qui vont profiter de cela, il y en a qui sont bien intentionnées et qui sont là justement pour aider. Il faut accepter la personnalité que l’on a dans son entièreté et pas uniquement sélectionner ce qui est le plus arrangeant.

Les personnes de confiance.

La guérison passe par le lien avec des personnes de confiance et pas en s’isolant ou en fuyant.

Il est important de choisir les bonnes personnes auxquelles montrer cette vulnérabilité. Il faut que ce soit des personnes ancrées et construites, des personnes de confiance.

Montrer sa vulnérabilité participe au fait de se montrer vraie en tout temps pour ne pas envoyer des dissonances de sa personnalité aux autres.

Lorsqu’il y a dissonance, il y a une mauvaise interprétation de la part de l’autre et ainsi, sa réponse ne peut pas être adéquate. Cela peut créer davantage de blessures et nous pousser à nous renfermer car l’on ne se sent pas compris.

La relation amoureuse.

Il est important de pouvoir donner le tempo dans la relation, de ne pas se sentir contraint(e) à faire quoi que ce soit. C’est-à-dire que c’est moi qui décide quand j’embrasse un homme ou une femme, quand je fais l’amour avec lui ou avec elle et ainsi de suite.

Je passe à l’acte uniquement lorsque je sens que l’on s’aime, qu’on a confiance l’un envers l’autre et que nous sommes déjà liés émotionnellement et intellectuellement.

Il ne faut surtout pas tomber dans un schéma de sur-indépendance (où j’ai l’impression que je n’ai pas tant besoin de l’autre que ça) ou de dépendance extrême (où j’ai l’impression que je ne peux rien sans lui ou sans elle). Il faut garder un juste milieu, un équilibre.

L’importance de prendre le temps.

Nous l’avons déjà évoqué un peu plus haut mais il semble important de revenir dessus. Il ne faut pas oublier de prendre le temps qu’il faut et de ne pas se mettre de pression. Ne pas se précipiter dans une relation tant que l’on n’a pas établi toutes les connexions. Prendre aussi un temps pour sa guérison si l’on sent qu’on n’est pas encore prêt à se lier à un autre. Mais oser l’ouverture pour permettre la reconstruction du lien de confiance dans la relation amoureuse. Trouver l’amour épanoui est tout un processus qui permet de se réparer dès lors qu’on sait faire les bons choix de partenaire.

2/ L’ accompagnement thérapeutique.

La reconstruction va passer par la destruction des racines des sentiments négatifs qui, très souvent, sont issus de mensonges. C’est par exemple le cas du sentiment de culpabilité qui accable la victime alors qu’elle n’est en rien coupable de ce qui lui est arrivée. Il faut alors rétablir la vérité, c’est-à-dire que ce n’est pas elle la coupable et petit à petit laisser cette vérité s’infuser. Cela correspond quelque part à un traitement qui agit au fur et à mesure qu’on l’applique, jusqu’à ce que la cicatrisation soit complète.

Il est important de noter qu’en fonction des individus, chacune des étapes citées ci-dessus prend plus ou moins du temps mais elles sont indispensables et ne sont donc pas à négliger.

De la même façon qu’on traite les blessures physiques, on va procéder de même avec les blessures psychologiques.

La première étape est fondamentale avant d’envisager quoi que ce soit d’autre. Il faut :

  • Reconnaître qu’il y a des blessures et qu’elles ont besoin d’être soignées.
  • Vouloir entamer le processus de guérison et se rendre compte de ce qu’il implique.

Dans la vie en général, lorsqu’on se rend compte qu’il y a un problème de santé, on le fait diagnostiquer. On comprend alors mieux pourquoi l’on a mal et comment on tente de l’éviter avec des moyens pas forcément appropriés. Ensuite, avant d’entamer le traitement approprié, on nous fait part des conséquences de ce dernier (effets secondaires et/ou indésirables) et du temps nécessaire pour guérir.

Il en est de même ici : avant de se lancer dans le processus de guérison, il est important de connaître les enjeux de ce dernier pour y être préparé au mieux.

Le plus souvent, du temps est passé et probablement plusieurs années et les blessures se sont refermées ou se sont recouvertes d’une couche de chair. Le fait est que comme elles sont douloureuses, cela signifie qu’elles sont infectées. Il va falloir les ouvrir et retirer toutes les mauvaises choses qui les infectent dans une démarche thérapeutique.

Dans ce cas précis, ces mauvaises choses peuvent être des sentiments de culpabilité, de profonde injustice, de rancœur et voire même de haine envers soi-même et/ou envers la personne qui a causé ce mal.

C’est donc un long travail que d’identifier les zones qui ont été touchées, celles qui sont blessées. Il y a l’amour-propre dont nous parlions tout à l’heure mais également :

  • L’estime de soi.
  • L’image de soi.
  • L’image que l’on a des autres, hommes et femmes inclus.

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