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Interview de Florence Escavarage sur RMC dans l’émission Lahaie Night Show de Brigitte Lahaie du 1er juillet 2016

Florence Escaravage était l’invitée de Brigitte Lahaie le 1er juillet 2016 dans son émission de radio Lahaie Night Show sur RMC. Florence nous parle du sujet « Comment relancer le désir ou le maintenir ? » avec aussi Julia Palombe, auteure-interprète, et Bruno Martin, psychanalyste.

Comment relancer le désir ou le maintenir ?

Panne de désir chez les hommes ?

Si l’homme ré-initie un minimum de tendresse, d’attention alors la femme est beaucoup plus encline à récréer la tension érotique nécessaire pour que ça reparte. Ce que je vois dans mes coachings, c’est que dès qu’un couple déconnecte, en termes de communication, chacun se replie sur soi, et la sexualité marche plus car il y a des rancœurs qui se sont installés dans le couple. Le plus grand tort de la sexualité c’est la magie. Les femmes ont tendance à penser qu’il y a de la magie dans la sexualité, alors que la sexualité est quelque chose d’assez pensé. Je dis ça souvent aux femmes que j’accompagne : comprenez qu’on ne peut passer outre le désir masculin, si votre homme vous demande une certaine tenue, une certaine attitude pour relancer le désir ; vous ne pouvez pas penser : « il doit m’aimer au naturel, m’aimer pour ce que je suis ». Le principe est de se reconnecter à l’autre, recréer une bonne communication passe par l’entretien du désir.

Le libertinage, définir avant ce qu’on veut y trouver.

Au sein de Love Intelligence, on rencontre beaucoup de femmes prêtes à tenter l’expérience, souvent à l’initiative de l’homme ; c’est assez cadré, un certain nombre de fois dans l’année, en après-midi. Je vois se développer une meilleure appréhension de la sexualité, multiple et varié. Le couple français a beaucoup évolué là-dessus.

Etes-vous d’accord sur le fait qu’il faut être clair l’un avec l’autre sur ce qu’on veut y trouver ? Il ne s’agit pas dans le feu de l’action, qu’un geste puisse fortement déplaire à votre partenaire.

Ah oui ça c’est sûr, il faut bien dire ses propres limites. Ce que j’observe, c’est que les femmes observent. Elles sont souvent dans une approche : « je veux bien t’accompagner, mais dans ce cas je t’observe » et puis après si ça va plus loin, tant mieux. C’est souvent leur manière de réagir.

Vis-à-vis des tâches ménagères, quelle attitude à adopter ?

Ce que j’observe, c’est qu’il y a la notion d’exigence. Celui qui est le plus exigeant sur la propreté, et l’ordre est finalement celui qui va le plus faire de tâches ménagères. Parfois c’est la femme, parfois l’homme c’est du 50-50. On accompagne beaucoup de couple, et ce qui m’étonne c’est que c’est surement le problème majeur du couple : l’exigence face aux tâches ménagères. Et c’est toujours celui qui en demande le plus qui souffre de cela ; celui qui est moins, qui est le plus reflexe est celui qui souffre le moins. On ne peut pas trouver de consensus satisfaisant face à cette exigence élevé, il faut au moins trouver la ligne de ce qui n’est plus acceptable pour l’autre. Il faut trouver d’où vient cette injonction à l’autre, pour essayer de lui demander plus de souplesse. Tout ça est un peu naturel, au bout d’un moment un des deux s’occupe de faire la vaisselle, sortir les poubelles.

Oui mais cela peut créer de la rancœur ?!

C’’est vrai que ce n’est pas facile d’aller parler de ça. Le problème numéro 1 c’est la lutte des frontières, de pouvoir, sur les manières de faire. C’est ce que je remarque chez Love Intelligence : c’est le stade 3 du couple. 90% des divorces sont dues à cette étape, où chacun défend sa manière de faire par opposition à l’autre, et le problème numéro 1 c’est le ménage, l’ordre. Souvent comme les contraires s’attirent, quelqu’un avec une éducation rigide peut avoir tendance à chercher quelqu’un de plus libre. Chez les couples il y a beaucoup de contraires, dans cette notion d’ordre. Si je devais donner un conseil à celui qui est le moins exigeant c’est de comprendre que sa moitié souffre. Du fait de son exigence il ou elle se sent agressé(e) par des choses qui l’irritent que son partenaire ne voit pas ; c’est vécu comme une agression visuelle.

 
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